Mon plus grand regret : ne pas avoir gardé mes vieilles perruques d'audience
passe
J’ai donné mes vieilles perruques d’audience à un théâtre local. Aujourd’hui, je le regrette. Non seulement elles auraient fait un effet garanti à Halloween, mais en plus, mon petit-fils aurait pu s’en servir pour ses jeux de rôle. ‘Papi, tu peux me prêter ta perruque pour jouer au juge ?’ — ‘Désolé, mon garçon, elle est partie en scène…’ Ces perruques avaient une histoire. Elles avaient vu des centaines d’audiences, des victoires et des défaites, des larmes et des rires. Elles faisaient partie de mon identité professionnelle. En les donnant, j’ai eu l’impression de tourner définitivement une page. Ma femme dit que c’était la bonne décision. ‘Tu ne vas pas garder des reliques dans le grenier.’ Elle a raison, comme souvent. Mais parfois, le soir, je repense à ces perruques. J’espère qu’elles connaissent une belle seconde carrière sur les planches.