Ce matin, j’ai confondu mon agenda et mon livre de recettes. Résultat : j’ai noté ‘Rendez-vous avec le juge Martin’ à côté de ‘Recette de la tarte Tatin’. Ma femme a cru à une nouvelle spécialité judiciaire. Après tout, une tarte bien menée, c’est un peu comme une plaidoirie : il faut savoir doser les ingrédients et surprendre à la fin. J’ai passé le reste de la matinée à imaginer des plats aux noms juridiques : ‘Poulet en cassation’, ‘Gratin de flagrant délit’, ‘Soufflé à la présomption d’innocence’. Ma femme a suggéré que j’écrive un livre de cuisine pour avocats. J’y réfléchis sérieusement. En attendant, la tarte Tatin était excellente, et le juge Martin n’a jamais su qu’il figurait entre les pommes et la pâte feuilletée.